Un aide-mémoire sur les droits de personnes en situation d’itinérance
L’augmentation de l’itinérance au Québec, tant dans les grands centres qu’en région, pose d’importants défis de société. À Québec, à partir d’aujourd’hui, plus de 400 personnes provenant d’une diversité de milieux participent aux 4es États généraux sur l’itinérance avec pour défi de renverser la tendance et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation d’itinérance.
La Commission, qui a collaboré à l’organisation de l’événement, profite de l’occasion pour lancer un aide-mémoire visant à faire valoir les droits des personnes en situation d’itinérance qui sont les mêmes que ceux de toute autre personne.
La publication présente de façon claire et vulgarisée les droits et libertés de la personne appliqués au contexte de l’itinérance. Cette première édition porte sur les deux premiers chapitres de la Charte qui couvrent les libertés et droits fondamentaux ainsi que le droit à l’égalité. Il s’adresse à toute personne travaillant auprès des personnes en situation d’itinérance.
Présentation de l'aide-mémoire (Durée : 2 min 53 s).
L’itinérance n’est pas un choix
L’aide-mémoire rappelle que l’itinérance n’est pas un choix, mais bien une situation subie par des personnes aux prises avec une grande diversité de facteurs de vulnérabilités qui s’entrecroisent comme la pauvreté et l’instabilité résidentielle qu’entraine la crise du logement.
Le document explique aussi que les personnes en situation d’itinérance vivent largement dans l’espace public, ce qui relève habituellement de la sphère privée: besoins physiologiques, sommeil, hygiène, maladie et soins de santé, sexualité, état de crise, consommation, etc. Cette réalité les expose au jugement de la population, mais aussi à des sanctions plus fréquentes par les autorités. Elles se trouvent ainsi plus souvent judiciarisées que les autres.

Protéger les droits
« Toute intervention, même ponctuelle, auprès d’une personne en situation d’itinérance, devrait viser à rétablir ou protéger ses droits et sa dignité. À l’inverse, toute intervention fondée, consciemment ou non, sur les préjugés et les stéréotypes est à éviter », souligne cette première édition de l’aide-mémoire.
Une version bonifiée suivra et couvrira également les droits politiques, les droits judiciaires et les droits économiques et sociaux garantis par la Charte.
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