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17 septembre 2021Communiqués

Rapport sur les interpellations policières à Repentigny : des pratiques à revoir pour l’ensemble des corps policiers du Québec

Un rapport de chercheurs indépendants sur les interpellations policières à Repentigny aborde des préoccupations que la Commission soulève depuis de nombreuses années en matière de profilage racial et qui s’appliquent à plusieurs villes du Québec.

Montréal, le 17 septembre 2021 – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a réagi aujourd’hui à la publication d’un rapport sur les interpellations policières à Repentigny, qui aborde des préoccupations que la Commission soulève depuis de nombreuses années en matière de profilage racial et qui s’appliquent à plusieurs villes du Québec. Selon la Commission, ce rapport vient confirmer la nécessité de mettre en œuvre ses recommandations pour lutter contre le profilage racial, entre autres sur la formation des corps policiers, la collecte de données, la révision des politiques et pratiques policières et l’établissement d’approches fondées sur la prévention et les initiatives de partenariats. 

« Le rapport des chercheurs indépendants fait ressortir l’importance de ne pas voir le profilage racial comme un phénomène isolé et de reconnaître l’existence de la discrimination systémique. Les recommandations que la Commission a faites depuis plusieurs années ne se limitent pas à la seule ville de Repentigny. En ce sens, ce rapport devrait interpeller l’ensemble des services de police du Québec en vue de revoir les pratiques pour assurer le droit à l’égalité des communautés racisées qui sont surinterpellées par les services de police, » a déclaré Myrlande Pierre, vice-présidente de la Commission responsable du mandat Charte. 

Selon la Commission, les entrevues avec des policiers et policières effectuées par les chercheurs indépendants - Victor Armony, Mariam Hassaoui et Massimiliano Mulone - permettent de mieux appréhender les solutions au problème du profilage racial. La mécompréhension du caractère souvent inconscient des préjugés qui constituent un des éléments du profilage racial et de la discrimination dénote l’importance de la formation aux droits et libertés de la personne. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’intention de discriminer pour qu’il y ait profilage racial, il faut plutôt s’attarder aux effets du système en place, des actions, des pratiques et des normes sur les personnes racisées. 

Selon le rapport, « les policiers n’entrevoient pas les possibles effets délétères que certaines interpellations, notamment lorsqu’effectuées à répétitions, peuvent avoir sur les personnes interpellées ». L’impact du profilage racial sur les personnes qui le subissent et sur leur entourage est pourtant essentiel à comprendre afin d’endiguer le phénomène et de restaurer le climat de confiance des personnes et des communautés racisées envers les services de police.  

Dans son bilan de la mise en œuvre de ses recommandations publié l’année dernière, la Commission avait mis en lumière la persistance du profilage racial et de la discrimination systémique et la nécessité d’adopter une approche globale et intersectorielle pour les appréhender dans toute leur complexité.  

Le Bilan de la mise en œuvre des recommandations du Rapport de la consultation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur le profilage racial et ses conséquences est disponible sur son site Web :

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics. 

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Source :
Meissoon Azzaria
Coordonnatrice aux communications
438 622-3652
meissoon.azzaria@cdpdj.qc.ca 

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