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La discrimination ethnique et raciale

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La diversité ethnique et raciale qui caractérise aujourd’hui la société québécoise est un fait largement reconnu et accepté au Québec.

Voici les principaux constats d’un sondage réalisé entre avril et juin 2015 auprès de 1 501 répondants. La conception du sondage et l’analyse des données ont été effectués par Pierre Noreau et son équipe du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal en collaboration avec un comité scientifique formé de chercheurs de quatre universités québécoises. 

Le rapport à la diversité ethnique

Selon le sondage, 76 % des répondants entretiennent une opinion positive à l’égard des personnes d’une autre origine ethnique que la leur. En contrepartie, une proportion de 15 à 25 % des répondants affichent une certaine réticence envers la diversité ethnique qui s’exprime par des prises de position touchant, selon le cas, l’intégration des personnes issues de l’immigration sur le marché du travail, la confiance à l’égard des personnes d’une autre origine ou l’appui à une action policière fondée sur le profilage ethnique.

Les jeunes témoignent d’une plus grande confiance que leurs aînés à l’égard des personnes d’autres cultures que la leur. En effet, si 94 % des répondants de 18 à 24 ans affichent cette opinion positive, cette proportion diminue graduellement pour atteindre 66 % pour les répondants de 65 ans et plus. Il en va de même en fonction du niveau de scolarité : les répondants scolarisés affichent une opinion généralement plus positive que les autres à l’égard des personnes d’autres origines. Ces données tendent à confirmer des tendances similaires à celles en matière de diversité religieuse.

Le facteur le plus déterminant au regard du rapport des Québécois à la diversité ethnique reste encore ici, comme c’est le cas pour la diversité religieuse, l’expérience même de cette diversité : la présence de rapports plus réguliers ou plus rares avec les personnes d’autres origines culturelles. Plus les répondants disent être en contact avec des personnes d’origines différentes, plus ils sont ouverts à la diversité ethnique.

Même s’il s’agit de motifs de discrimination différents, les questions relatives aux groupes racisés, à la diversité ethnique et à l’immigration se trouvent souvent entremêlées dans la réalité, de même que dans l’opinion publique. Dans le cadre du sondage, des questions distinctes ont été posées sur ces thèmes, bien que les réponses se recoupent.

Le rapport aux Autochtones

La situation des peuples autochtones comporte une spécificité qui justifie qu’elle soit abordée pour elle-même. Cela étant, la Charte protège les Autochtones contre toute forme de discrimination fondée sur leur origine ethnique. Des questions du sondage portaient donc sur le rapport aux Autochtones.

L’étude révèle que les relations avec les Autochtones suivent souvent les mêmes tendances générales que celles en matière de diversité ethnique. En effet, les répondants qui disent entretenir une opinion négative ou plus ou moins positive des personnes d’autres origines ethniques affirment entretenir aussi des rapports négatifs vis-à-vis des Autochtones.

Le rapport aux minorités racisées

Le sondage révèle que la population québécoise a intégré de façon très poussée l’idée de la diversité raciale qui caractérise aujourd’hui le Québec. Si près de 12 % des répondants reconnaissent alimenter encore une opinion négative (1,6 %) ou plus ou moins positive (10,2 %) à l’égard des minorités visibles, une proportion inverse (88 %) témoigne au contraire d’une opinion positive.

Bien que la discrimination raciale demeure bien présente dans la société, les données du sondage révèlent que la diversité raciale est une réalité acceptée par les répondants. De plus, 71 % des répondants affirment entretenir « parfois » ou « souvent » des relations avec des personnes racisées, ce qui explique l’intégration positive de cette réalité.

En contrepartie, le quart des répondants considère néanmoins normal que les autorités policières exercent une surveillance spécifique à l’égard des citoyens identifiés à des groupes racisés. Il s’agit d’une proportion moins élevée que celle qu’on enregistre concernant les « groupes religieux » (33,1 %), mais elle est équivalente à celle constatée concernant les « minorités ethniques » (26,4 %).

Le profilage racial

D’après les croisements réalisés par les auteurs de l’étude, ce sont presque les mêmes répondants qui sont favorables à une plus grande surveillance de toute personne faisant partie d’un groupe racisé, d’une minorité ethnique ou d’un groupe religieux.

Les deux tiers des répondants qui affirment entretenir une opinion négative des « personnes de couleur » sont également celles qui réclament un plus grand contrôle policier. À l’inverse, les trois quarts de ceux qui entretiennent une opinion positive des personnes identifiées à des groupes racisés dénoncent le profilage racial dans les activités policières.

D’autres groupes, notamment « les jeunes » (47,6%) et « les manifestants » (60,2 %) font l’objet d’une demande de contrôle policier encore plus étendu.

Opinion à l'égard des minorités visibles et demande de contrôle policier spécifique

Diagramme des opinions sur le contrôle policier en fonction des opinions sur les minorités visibles
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Sondage Droits de la personne et diversité

Ce sondage porte sur la perception qu’ont les Québécois et Québécoises de la Charte des droits et libertés de la personne, du droit à l’égalité et de la discrimination.

Consultez les fiches :

Consultez le rapport du sondage Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre.

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La Charte des droits et libertés de la personne interdit la discrimination basée sur l’origine ethnique ou nationale, ainsi que sur la race et la couleur.

En savoir plus :

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