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Le handicap

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L’analyse des données du sondage fait ressortir une différence entre la perception du handicap physique et celle du handicap mental ou psychologique.

Voici les principaux constats d’un sondage réalisé entre avril et juin 2015 auprès de 1 501 répondants. La conception du sondage et l’analyse des données ont été effectués par Pierre Noreau et son équipe du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal en collaboration avec un comité scientifique formé de chercheurs de quatre universités québécoises. 
 

En effet, parmi l’ensemble des répondants au sondage, seulement 8,4 % indiquent entretenir une opinion négative ou plus ou moins positive à l’égard des personnes ayant un handicap. 91,6 % indiquent au contraire avoir une opinion positive envers ces personnes. Il semble que, pour les répondants, la notion de handicap renvoie intuitivement aux formes physiques du handicap.

Des questions plus précises concernant la déficience intellectuelle permettent de faire voir une ouverture également importante, quoique plus nuancée, envers ce type de handicap.

 
 

Ainsi, l'attitude des répondants à l’égard des personnes souffrant d’un handicap mental a été mesurée en utilisant l’exemple de la présence en classe ordinaire d’un élève ayant une déficience intellectuelle. Plus de 90 % des répondants ont indiqué que cette initiative constituerait « une chance pour les élèves d'apprendre à vivre avec des personnes différentes d'eux » et 80 % concluaient que ce type de situation était « normal dans la société d’aujourd’hui ».

Opinion sur l'intégration à l'école des enfants ayant une déficience intellectuelle
Énoncés %
« C'est une façon efficace de les soutenir » 61,3
« C'est une chance pour les élèves d'apprendre à vivre avec des personnes différentes d'eux » 90,1
« C'est une situation normale dans la société d'aujourd'hui » 80,1
« C’est un moyen efficace de soutenir les élèves ayant une déficience intellectuelle » 61,3
« C'est un inconvénient important pour le fonctionnement de la classe » 46,9
 

Cette position de principe sur l’intégration en classe ordinaire des élèves ayant un handicap est cependant nuancée si l’on sonde les mêmes répondants sur l’efficacité d’une telle mesure pour leur intégration : 40 % des personnes interrogées considèrent en effet que ce n’est pas un moyen efficace de soutenir les élèves ayant une déficience intellectuelle, alors que près de la moitié d'entre elles considèrent que cette initiative constituerait un « inconvénient important pour le fonctionnement de la classe ».

On constate donc une différence entre l’appui au principe de l’égalité des élèves ayant une déficience intellectuelle et les moyens d’atteindre cette égalité.

Ces données révèlent surtout que le handicap physique est une réalité beaucoup mieux acceptée aujourd’hui que le handicap mental ou psychologique. Ainsi, les accommodements susceptibles de favoriser l’intégration des personnes souffrant d’un handicap mental ou psychologique ne font pas encore consensus.

Malgré l’ouverture affichée par les répondants à l’égard des personnes handicapées, le handicap reste encore aujourd’hui un des principaux motifs de plaintes déposées à la Commission.
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Accommodements et handicap

Sur le plan du principe, les accommodements envisagés en matière de handicap font pratiquement l’unanimité que ce handicap soit physique (98,9 %), ou soit rattaché à un problème de santé mentale (95,7 %).

Opinion sur les accommodements en matière de handicap physique ou mental
Questions %
« Personnellement, seriez-vous très d'accord, plutôt d'accord que des accommodements soient envisagés dans le cas de personnes ayant un handicap physique » 98,9
« Personnellement, seriez-vous très d'accord, plutôt d'accord que des accommodements soient envisagés dans le cas de personnes ayant des problèmes de santé mentale » 95,7

Les différentes formes d’accommodements suggérés dans des situations spécifiques font également l’objet d’appuis presque unanimes. On constate cependant encore ici un léger fléchissement au regard du handicap mental.

Appui envers divers types d'accommodements en matière de handicap physique ou mental
Types d'accommodement %
L'adaptation d'un commerce pour faciliter l'accès aux clients handicapés 99,6
La possibilité de participer à une activité récréative en présence d'un chien pour aveugle 98,2
La permission qu'un étudiant en difficulté scolaire prenne plus de temps pour finir un examen, constitue-t-elle un arrangement acceptable ? 83,9

Variations observées en fonction de l’âge, de la scolarité et de la proximité

On observe une corrélation entre l’âge des répondants et leur attitude à l’égard de la présence en classe d’enfants ayant une déficience intellectuelle. Plus les répondants sont âgés, plus ils considèrent que cette initiative est susceptible de constituer « un inconvénient important pour le fonctionnement de la classe ». Si cette attitude est endossée par près du tiers des répondants de moins de 35 ans, elle représente le point de vue de plus de 60 % des répondants de 60 ans et plus. Il s’agit d’une corrélation pratiquement linéaire qui permet de distinguer trois grands groupes : les 18-34 ans, les 35-64 ans et les 65 ans et plus.

Diagramme des opinions sur l'intégration en classe ordinaire d'un enfant présentant une déficience intellectuelle en fonction de l'âge 

L’entretien de relations régulières avec des personnes handicapées reste encore le meilleur prédicteur des positions tenues par les répondants. En effet, plus les répondants disent être en contact avec des personnes en situation de handicap, plus leur opinion est positive à leur égard.

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Sondage Droits de la personne et diversité

Ce sondage porte sur la perception qu’ont les Québécois et Québécoises de la Charte des droits et libertés de la personne, du droit à l’égalité et de la discrimination.

Consultez les fiches :

Consultez le rapport du sondage Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre.

 

Le handicap est est un désa​vantage, réel ou présumé, qui limite une personne physiquement, mentalement ou psychologiquement. La discrimination basée sur le handicap peut concerner à la fois le handicap lui-même ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.

La notion de handicap mental ou psychologique renvoie aux problèmes de santé mentale, tels que les troubles anxieux, la schizophrénie, les troubles de personnalité. La notion de handicap mental recouvre également les problèmes de déficience intellectuelle.

 

Le handicap est un motif interdit de discrimination et de harcèlement selon l'article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne. 

Cela signifie qu’on ne peut vous traiter différemment du fait de votre religion ou de vos croyances (ou parce que vous n’avez pas de religion).

En savoir plus :

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