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La condition sociale

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La condition sociale est le motif le plus susceptible d'entraîner une forme ou une autre de discrimination selon le sondage. C’est du moins le motif le plus associé à une forme d’intolérance ou de méfiance sociale.

Voici les principaux constats d’un sondage réalisé entre avril et juin 2015 auprès de 1 501 répondants. La conception du sondage et l’analyse des données ont été effectués par Pierre Noreau et son équipe du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal en collaboration avec un comité scientifique formé de chercheurs de quatre universités québécoises.

La méfiance sociale s'exprime notamment envers les prestataires de l’aide sociale, à l’égard desquels la moitié des répondants affirment entretenir une opinion négative (49,1 %).

Dans des proportions équivalentes, près de 50 % des participants à l’enquête considèrent normal qu’un propriétaire se méfie de locataires qui seraient soutenus par l’aide sociale. La figure de « l’assisté social » fait clairement ici l’objet d’une forme de stigmatisation.

Près de la moitié des répondants (48,1 %) admettent accepter que tous les citoyens n’ont pas les mêmes chances dans la vie, ce qui dénote une conception à la fois fataliste et stéréotypée de la société : l’acception que l’inégalité sociale est une réalité inévitable avec laquelle il faut composer.

Une corrélation existe entre l’acceptation d’une forme d’inégalité des chances entre les individus et la propension des répondants à se méfier des personnes touchées par cette condition. S’exprime ainsi une forme de double exclusion : la première fondée sur le caractère inévitable ou insurmontable de cette condition (en tant qu’elle constitue une forme d’exclusion objective), la seconde sur la méfiance que cette condition justifierait (et qui constitue dans ce sens une forme d’exclusion intériorisée par les répondants).

L'influence de la scolarité et de la proximité

Dans le même esprit, l’enquête met en évidence que plus les répondants sont scolarisés, plus ils ont tendance à remettre en question l’idée que les inégalités sont des réalités qu’il faut accepter comme une forme de fatalité. 64 % des répondants les plus scolarisés remettent en question l’idée que l’inégalité des chances « ne constitue pas un gros problème », alors que cette inégalité est au contraire acceptée par 73 % des citoyens les moins scolarisés. Il s’agit d’une asymétrie presque parfaite.

Scolarité et attitude vis-à-vis des prestataires de l'aide sociale

Diagramme Scolarité et attitude vis-à-vis des prestataires de l'aide sociale
 

La variable « proximité » est très explicative des perceptions entretenues vis-à-vis des groupes susceptibles d’être l’objet de discrimination. C’est notamment le cas pour la condition sociale.

Comme le révèle le graphique ci-dessous, plus les répondants témoignent de rapports courants avec des prestataires de l’aide sociale, plus leur attitude à leur égard est positive.

Fréquence des rapports et perception à l’égard des prestataires de l’aide sociale

Diagramme Fréquence des rapports et perception à l'égard des  prestataires de l'aide sociale
 

De même, les personnes qui affirment entretenir des rapports réguliers avec des prestataires de l’aide sociale sont moins portées à considérer comme normale la méfiance des propriétaires vis-à-vis de locataires sur l’aide sociale que ceux qui reconnaissent au contraire ne jamais avoir de relation avec eux.

Si 60,5 % des personnes qui disent n’entretenir aucune relation avec des « assistés sociaux » considèrent justifié qu’un propriétaire se méfie des locataires vivant de l’aide sociale, 50,5 % des répondants qui disent au contraire entretenir des rapports fréquents avec des « assistés sociaux » croient qu’il faut au contraire leur faire confiance.

Cela étant, on constatera que, même dans cette catégorie de répondants, la proportion de ceux qui croient eux aussi qu’une telle méfiance se justifie reste très élevée, ce qui tend à confirmer que la condition sociale constitue un des principaux facteurs susceptibles de faire l’objet d’une forme ou d’une autre de discrimination, actuellement au Québec.

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Sondage Droits de la personne et diversité

Ce sondage porte sur la perception qu’ont les Québécois et Québécoises de la Charte des droits et libertés de la personne, du droit à l’égalité et de la discrimination.

Consultez les fiches :

Consultez le rapport du sondage Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre.

 

La condition sociale est la situation occupée par toute personne dans la société en raison de son revenu, de son métier ou de son niveau de scolarité, par exemple, être retraité, sans-abri, étudiant, prestataire de l’aide sociale ou de l’assurance emploi.

Dans ce sondage, on a particulièrement tenu compte de la condition des prestataires de l’aide sociale et des itinérants.

 

La condition sociale est un motif interdit de discrimination et de harcèlement selon l'article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne. Cela signifie qu’on ne peut vous traiter différemment en fonction de votre revenu, de votre métier ou de votre niveau de scolarité.

En savoir plus​​​ :

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