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La religion

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Le fait religieux, abordé dans sa globalité, constitue une réalité particulière sur laquelle il n’existe pas de consensus clair au Québec.

Voici les principaux constats d’un sondage réalisé entre avril et juin 2015 auprès de 1 501 répondants. La conception du sondage et l’analyse des données ont été effectués par Pierre Noreau et son équipe du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal en collaboration avec un comité scientifique formé de chercheurs de quatre universités québécoises.

Seulement 5 % des répondants affirment que la religion est une référence première dans leur vie. Par ailleurs, lorsqu’on leur demande si la religion constitue « une réalité globalement positive ou négative », la proportion des opinions positives (55 %) et négatives (45 %) démontre clairement que la question fait débat. Ces données concordent avec des données tirées de sondages menés au plan canadien.

Malgré l’ambiguïté entourant le caractère globalement positif ou globalement négatif du fait religieux lui-même, on compte très peu d’opinions franchement négatives à l’égard des personnes témoignant d’une appartenance religieuse différente de celle des personnes interrogées (6,3 %). Si 25,4 % des répondants entretiennent un point de vue plus ou moins positif, 68,3 % des participants à l’enquête affirment au contraire entretenir un point de vue plutôt positif envers les personnes issues d’autres religions que la leur.

 
Opinions vis-à-vis de personnes d’autres religions
Sur une échelle de 0 à 10, où 0 signifie que votre opinion est très négative, et 10 qu'elle est très positive, quelle serait votre perception des personnes d’une autre religion que vous ? %
Plutôt négative 6,3
Plus ou moins positive 25,4
Plutôt positive 68,3
 

L’enquête révèle que les difficultés à accepter la diversité religieuse ne tiennent pas tant à l’adhésion des individus à une croyance religieuse quelconque, mais plutôt à l’expression publique de ces convictions. Ainsi, 43 % des répondants interrogés se méfient « des personnes qui affirment trop clairement leur religion ».

Il apparaît également que cette méfiance est assez ciblée et varie en fonction des modalités de cette affirmation. Les réticences les plus manifestes touchent certains signes (le port du voile, par exemple) plutôt que d’autres (le port de la croix). Ainsi, en regard de l’acceptation sociale de l’appartenance religieuse, une claire gradation existe entre le port de la croix, de la kippa, du turban ou du voile islamique.

 
Opinion négative à l'égard du port de signes religieux
Quelles sont, parmi les pratiques suivantes, celles que vous diriez très dérangeantes, plutôt dérangeantes, plutôt acceptables ou tout à fait acceptables en public ? %
Le port d’une croix dans le cou 5,5
Le port de la kippa (calotte juive) 24,8
Le port du turban 30,5
Le port du voile 48,9
 

La méfiance mesurée à l’égard de l’affirmation publique du fait religieux est fortement associée au niveau de scolarité et à l’âge des répondants, les plus jeunes étant plus ouverts que leurs aînés à la diversité religieuse et à l’expression publique de l’appartenance religieuse.

Si moins de 40 % des répondants de 18 à 44 ans affirment aborder avec méfiance l’affirmation trop claire d’une appartenance religieuse, cette proportion monte au-delà des 50 % après 45 ans pour atteindre 56,3 % chez les répondants de 65 ans et plus. À l’inverse, elle n’est que de 24.6 % chez les répondants de 18 à 24 ans. En contrepartie, en comparaison des répondants de 25 à 54 ans, les personnes âgées de 55 ans et plus se disent plus ouvertes aux accommodements accordés pour motifs religieux.

La proximité : principale variable explicative de l’ouverture à la diversité religieuse

La proximité des répondants avec des personnes de religions différentes de la leur est la variable la plus explicative de leur ouverture à l’égard des diverses formes de l’affirmation religieuse et des accommodements susceptibles de mettre fin à une forme ou une autre de discrimination religieuse.

En effet, les répondants qui affirment ne jamais fréquenter de personnes d’autres confessions religieuses entretiennent avec celles-ci des relations pour le moins ambivalentes. En contrepartie, la proportion des répondants qui affirment entretenir une opinion positive à l’égard des personnes d’autres religions augmente en fonction de la densité de ces relations, jusqu’à représenter les trois quarts de ceux qui affirment les fréquenter «souvent» (77,4 %).

Perception des accommodements

Si près de 60 % des participants de l’enquête affirment être en accord avec l’idée que des accommodements soient envisagés à l’égard des personnes qui ont une religion, cette proportion baisse significativement s’il s’agit de prendre en compte les exigences alimentaires particulières à l’école (43 %) ou d’attribution d’espaces de prière dans les collèges ou les universités (38 %).

L’accommodement raisonnable est un moyen utilisé pour faire cesser une situation de discrimination fondée sur le handicap, la religion, l’âge ou tout autre motif interdit par la Charte. L’accommodement raisonnable est une obligation. En savoir plus

Une corrélation existe entre l’appui déclaré des répondants au principe des accommodements raisonnables (défini largement) et leur ouverture aux accommodements plus spécifiques établis en matière religieuse, ce qui tend à laisser entendre que la critique entretenue vis-à-vis de la notion d’accommodement renvoie implicitement aux accommodements « religieux ».

Une autre corrélation peut être observée entre pratique religieuse et ouverture aux accommodements en matière religieuse. Les personnes qui affirment pratiquer régulièrement une religion se disent également plus ouvertes à l’égard de tels accommodements.

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Sondage Droits de la personne et diversité

Ce sondage porte sur la perception qu’ont les Québécois et Québécoises de la Charte des droits et libertés de la personne, du droit à l’égalité et de la discrimination.

Consultez les fiches :

Consultez le rapport du sondage Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre.

 

La Charte des droits et libertés de la personne du Québec garantit les libertés et droits fondamentaux, dont la liberté de religion (article 3) de toute personne se trouvant au Québec.

La religion est un motif interdit de discrimination et de harcèlement selon l'article 10 de la Charte. Cela signifie qu’on ne peut vous traiter différemment du fait de votre religion ou de vos croyances (ou parce que vous n’avez pas de religion).

En savoir plus​​​ :

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