Jouez !


  Testez vos connaissances      Étude de cas 1
À vous de juger - CLSC et CHSLD Nouveau ! Étude de cas 2
Mot mystère Étude de cas 3 Nouveau !
Mots croisés Étude de cas 4 Nouveau !
  La solution du mots croisés    


  À vous de juger - CLSC et CHSLD

  Jeu-questionnaire de dix énoncés destiné aux intervenants du secteur de la santé et des services sociaux des CLSC et CHSLD.

Cette activité propose un certain nombre de situations mettant en jeu des libertés et droits fondamentaux, dont le droit à l'intégrité, le droit à la sauvegarde de sa dignité, le droit à la libre disposition de ses biens, le droit au respect du secret professionnel et diverses autres questions de droit. Il s'agit de vous amener à mesurer vos connaissances en matière de droits et libertés de la personne; de vous sensibiliser à l'existence de cet outil important qu'est la Charte des droits et libertés de la personne et de vous informer de certaines dispositions de la Charte et de son application concrète à des situations que vivent les personnes âgées.
Liste des énoncés

  1. Droit à des conditions de travail justes et raisonnables et qui respectent sa santé, sa sécurité et son intégrité physique
    Le CLSC du Fleuve offre des services d'aide à l'hygiène à madame Belmont depuis deux mois. Ainsi, une préposée de l'équipe de maintien à domicile va lui donner un bain et lui laver les cheveux chaque semaine. Or, elle constate un état de malpropreté indescriptible dans la maison due en partie à la présence de cinq chats et d'un petit chien qui semblent faire leurs besoins partout dans la maison sans que celle-ci soit nettoyée adéquatement. La préposée doit non seulement nettoyer la baignoire, mais aussi le plancher pour se rendre à la salle de bain afin d'éviter de marcher dans les excréments d'animaux. L'odeur de la maison est malsaine. La préposée refuse de continuer à desservir madame Belmont. Ces conditions de travail menacent sa santé.
    Vrai    Faux
     
  2. Droit à la sûreté et à l'intégrité
    Deux préposées, Nicole Audet et Raymonde Dagenais, sont affectées à l'unité B (14 personnes) d'un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Leur horaire de travail prévoit qu'elles peuvent prendre une pause de 15 minutes l'avant-midi à tour de rôle. Cependant, il leur arrive quelques fois de la prendre au même moment. Un jour au cours d'une de ces pauses, un patient, monsieur Tremblay, agité et très colérique, en a profité pour frapper un autre patient assis dans un fauteuil roulant et qui l'insultait. En revenant, les deux proposées constatent que ce dernier saigne du nez et a une marque sur la main. Elles s'informent auprès d'autres patients qui tentent d'expliquer ce qui s'est passé. Il n'est pas nécessaire aux deux préposées d'informer le responsable de l'unité, car cette situation est exceptionnelle.
    Vrai    Faux
     
  3. Droit au respect du secret professionnel, droit à la libre disposition de ses biens et droit d'être protégé (e) contre toute forme d'exploitation
    Liette St-Jean, travailleuse sociale au CLSC, visite tous les trois mois monsieur Lajoie (âgé de 86 ans et vivant seul) à sa résidence. Il lui parle souvent et avec inquiétude de ses comptes de banque. Il a donné une procuration à son plus jeune fils pour que celui-ci s'occupe de payer ses factures. Maintenant, monsieur Lajoie a des doutes sur les agissements de son fils, car il a constaté des retraits mensuels réguliers de 800 $ depuis cinq mois sans qu'il en soit informé. Liette St-Jean ne peut pas téléphoner à la banque de monsieur pour en connaître davantage. Et de plus, elle ne peut pas conseiller monsieur Lajoie sur cet aspect lié à la gestion de ses biens.
    Vrai    Faux
     
  4. Droit à la liberté de sa personne, droit à l'intégrité et droit à la sauvegarde de sa dignité
    Madame Smith souffre d'Alzheimer. Elle vit en CHSLD depuis quatre ans. Elle adore marcher et ne cesse de se promener. Elle circule sur tout son étage et entre dans les chambres d'autres patients. Vers la fin de presque toutes les matinées, les responsables de l'unité ont décidé de l'attacher à un fauteuil roulant pour ainsi limiter ses déplacements. C'est en quelque sorte une contention temporaire justifiée.
    Vrai    Faux
     
  5. Droit à la sûreté, à l'intégrité, à la liberté de sa personne et à la sauvegarde de sa dignité
    Mariette St-Germain et Louise Trudeau travaillent depuis plus de dix ans dans le même CHSLD. Elles ont souvent les mêmes horaires et sont affectées aux mêmes unités. Un soir en novembre, Louise Trudeau constate en entrant dans l'unité B que Mariette St-Germain a isolé madame Lamoureux sur le balcon de la salle commune et a verrouillé la porte. Celle-ci ne cesse pas de crier en répétant « 9-1-1 madame Lamoureux ». Aussitôt, Louise Trudeau libère madame Lamoureux effrayée et tente de la calmer. Elle demande des explications à Mariette. Celle-ci répond de façon désinvolte qu'elle ne peut plus la supporter et qu'elle entend la dompter. Louise doit prévenir la chef de service.
    Vrai    Faux
     
  6. Droit à la sauvegarde de sa dignité, droit au respect de sa vie privée et droit à l'égalité
    Monsieur Jasmin reçoit depuis septembre des services d'aide à l'hygiène du CLSC de sa municipalité. Il est atteint d'une maladie physique incurable et il est en perte d'autonomie. Cinq semaines après le début des services, le jour de son bain hebdomadaire, un homme préposé aux bénéficiaires se présente chez lui. Il réagit mal en le voyant. Il ne veut pas qu'un homme lui donne son bain, car il craint de recevoir des avances homosexuelles. Il appelle la responsable du maintien à domicile du CLSC pour dire son refus et exiger que l'on tienne compte de sa préférence. Le CLSC doit lui donner raison.
    Vrai    Faux
     
  7. Droit à l'intégrité, droit à la sauvegarde de sa dignité et droit à l'égalité
    Au CHSLD Montfort, on accueille des personnes souffrant d'un handicap sévère et des personnes âgées. Plusieurs personnes se promènent dans le centre grâce à leur fauteuil roulant et dans certains cas, à leur triporteur électrique. Au moment de l'arrivée d'un nouveau directeur, celui-ci suggère au conseil d'administration d'adopter une politique d'interdiction de fumer à l'intérieur de l'établissement, sauf dans les chambres où les résidents peuvent le faire sans incommoder les autres. Des résidents estiment qu'ils ont droit à une salle de séjour où ils peuvent fumer, car devoir aller dehors pour fumer hors de sa chambre n'est pas toujours facile et agréable. Le conseil d'administration doit accepter cette suggestion puisqu'elle est expressément permise par la Loi sur le tabac.
    Vrai    Faux
     
  8. Droit à la sûreté, droit à l'intégrité, droit à la sauvegarde de sa dignité, droit d'être protégé (e) contre toute forme d'exploitation et droit à des conditions de travail qui respectent sa santé , sa sécurité et son intégrité physique
    Dans un CHSLD, à la suite de plusieurs incidents impliquant une dame âgée souffrant de problèmes cognitifs, sa famille, son fils et son mari, décident de faire installer une caméra-vidéo dans sa chambre afin de pouvoir contrôler les soins qui lui sont donnés. Ces incidents comportent entre autres, de gros bleus sur les bras et des chutes de son lit. Les employés de l'unité demandent au directeur-général de faire enlever promptement cette caméra de surveillance. Celui-ci a accepté cette installation pour calmer la famille. Il peut refuser la demande des employés et dire que l'institution n'a rien à cacher.
    Vrai    Faux
     
  9. Droit au respect du secret professionnel et droit d'être protégé(e) contre toute forme d'exploitation
    Judith Archambault, travailleuse sociale au CLSC St-Jacques, donne des services depuis un an à madame Bellemare, âgée de 87 ans et en perte d'autonomie. Celle-ci lui confie qu'elle est abusée financièrement par son petit-fils, qu'elle adore. Ainsi, elle aurait perdu en sa faveur près de 40 000 $ au cours des 12 derniers mois. Elle est incapable de refuser ses demandes bien qu'elle soit complètement en désaccord. Madame Archambault perçoit dans la description des faits une situation potentielle d'exploitation. Elle tente d'aider sa patiente de différentes façons, mais sans succès. Un jour de retour à son bureau, madame Archambault décide de dénoncer la situation à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse à l'insu de madame Bellemare. Il s'agit là d'une atteinte au droit au respect du secret professionnel de sa patiente.
    Vrai    Faux
     
  10. Droit à l'intégrité et droit à la sauvegarde de sa dignité
    Stéphanie Larivière, infirmière au programme de soutien à domicile du CLSC Desrochers, visite tous les deux mois une dame âgée de 97 ans habitant dans une petite résidence privée qui accueille sept personnes âgées. Depuis huit mois, madame Larivière constate une perte importante d'autonomie de sa patiente (incontinence, incapacité à s'occuper de son hygiène, mobilité réduite amenant l'utilisation d'un fauteuil roulant). Le personnel de la résidence semble incapable de donner les services adéquats, notamment d'aide à l'hygiène et de surveillance malgré le fait que cela est inclus dans les conditions d'hébergement. La dame ne veut pas déménager pour aller dans un centre d'hébergement. Madame Larivière doit respecter la volonté de sa patiente.
    Vrai    Faux
     


 



Questions et commentaires
À tout âge, des droits, des libertés | Personnes âgées | Charte | Jouez !
Documents | Liens utiles | Retour vers CDPDJ
© 2000-2001 et 2004 Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.