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Cette étude
de cas est basée sur une situation réelle. L'activité met
en jeu des libertés et droits fondamentaux (le droit
à l'intégrité, le droit à la sûreté et
à la liberté de sa personne, …) et le droit à
la protection contre l'exploitation des personnes âgées. Il s'agit
de vous sensibiliser à l'existence de cet outil important qu'est la Charte
des droits et libertés de la personne et vous informer de certaines
dispositions de la Charte et de son application concrète à des situations
d'exploitation que peuvent vivre des personnes âgées.
Répondez aux questions à la fin de l'exposé des faits. Puis,
vérifiez vos réponses et vous aurez accès à la « vraie
décision » rendue par le Tribunal des droits de la personne
dans cette affaire.
Les faits
Madame Jeanne Vallée, âgée de 47 ans, a exploité financièrement
la victime, un homme âgé de 81 ans, en l'amenant à lui verser
des sommes d'argent et à lui faire des cadeaux (notamment une bague à
diamant de 9 000 $ et un collier de 3 599 $) dans le cadre d'une relation affective
qui a duré de décembre 1998 à mai 2001. Cet homme a souffert
d'handicaps de la vue et de l'ouïe, de pertes de mémoire et de jugement.
Il a vécu plusieurs déménagements en peu de temps, il a commencé
à avoir des comportements nouveaux et il a démontré des signes
évidents de perte d'autonomie. En mai 2001, il a reçu un diagnostic
de début de démence de type Alzheimer. Madame Jeanne Vallée
était serveuse au restaurant de l'immeuble d'habitation où résidait
la victime. Durant cette période, celle-ci a réalisé plusieurs
transactions financières contraires à ses habitudes de vie, au point
où, en septembre 2001, une ordonnance a été rendue à
l'égard de madame Vallée pour l'empêcher de s'immiscer dans
la gestion des biens de la victime, déclarée inapte à prendre
soin de sa personne et de ses biens. L'expert comptable de la Commission des droits
de la personne et des droits de la jeunesse évalue l'appauvrissement des
avoirs de la victime à au moins 110 000 $ au cours des 30 mois de sa relation
avec la défenderesse, sans compter ses revenus mensuels de 2 900 $, qui
ont été totalement dépensés. À la même
époque, la victime s'est endettée à l'égard des ministères
du Revenu en négligeant de verser ses acomptes provisionnels, elle a ouvert
une marge de crédit de 20 000 $, elle a contracté des prêts
hypothécaires conjointement avec madame Vallée pour l'acquisition
d'une résidence où elle n'a jamais habité et elle lui a acheté
une voiture de 35 027 $.
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