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Cette étude
de cas est basée sur une situation réelle. L'activité met
en jeu des libertés et droits fondamentaux (le droit
à l'intégrité, le droit à la sûreté et
à la liberté de sa personne, …) et le droit à
la protection contre l'exploitation des personnes âgées. Il s'agit
de vous sensibiliser à l'existence de cet outil important qu'est la Charte
des droits et libertés de la personne et vous informer de certaines
dispositions de la Charte et de son application concrète à des situations
d'exploitation que peuvent vivre des personnes âgées.
Répondez aux questions à la fin de l'exposé des faits. Puis,
vérifiez vos réponses et vous aurez accès à la « vraie
décision » rendue par le Tribunal des droits de la personne
dans cette affaire.
Les faits
En juillet 1995, l'épouse de monsieur Joseph Monty est décédée.
Celui-ci avait alors 73 ans. À l'automne suivant, il a fait une dépression
et a été hospitalisé. À sa sortie de l'hôpital,
il est allé vivre chez l'un de ses fils, Jean-Paul Gagné et sa conjointe.
Au mois de mai 1996, il a signé en faveur de ce fils un mandat de gestion
de ses biens et de protection de sa personne en cas d'inaptitude de sa part. Les
témoignages sont contradictoires sur les circonstances de la vente de la
maison appartenant à monsieur Monty, en juin 1996 : celui-ci affirme qu'il
l'a vendue à la suggestion de son fils, Jean-Paul Gagné, ce que
nie ce dernier. Du produit de la vente (56 829,25 $), monsieur Monty a déposé
36 829,25 $ dans le compte de son fils, Jean-Paul et 20 000 $ dans son propre
compte. Les témoignages divergent quant aux raisons de ce dépôt
: monsieur Monty soutient qu'il a agi ainsi à la suggestion de son fils,
qui lui faisait valoir des économies d'impôt, alors que son fils
allègue qu'il s'agissait d'un cadeau de son père. À compter
du mois de décembre 1997, les choses ont commencé à moins
bien aller et, au mois de mai 1998, monsieur Monty a quitté le domicile
de son fils et de sa conjointe pour s'établir dans son propre logement.
Il soutient avoir contribué, quand il habitait chez son fils, à
l'épicerie à raison de 200 $ par semaine et leur avoir acheté
plusieurs biens. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse,
agissant au nom de monsieur Monty, invoque l'exploitation de ce dernier par son
fils, Jean-Paul Gagné et sa conjointe de même que des atteintes,
en raison de son âge, à son droit d'être traité en toute
égalité en vertu des articles 4, 6 et 10 de la Charte.
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