Charte des droits et libertés de la personne

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Discrimination Facteurs de risque
Déroulement d'une enquête Intervention de la Commission


 
Intervention de la Commission lors d'une plainte d'exploitation

Dans tous les cas, si elle le juge approprié, la Commission fait enquête. En cours d'enquête, elle peut constater que :
  • La victime est « inapte » : la Commission réfère le cas au Curateur public et poursuit son travail avec des partenaires (CLSC, …).
     
  • La victime est « apte » : deux situations peuvent alors se présenter :
    • la victime consent à une intervention : la Commission fait son enquête et propose des mesures pour faire cesser l'exploitation;
    • la victime ne consent pas à une intervention de la Commission, et cela en toute connaissance de cause : la Charte exige que la Commission respecte son droit fondamental à disposer d'elle-même, en autant que sa sécurité n'est pas menacée.
La Commission s'assure alors que la sécurité de la victime n'est pas compromise, en établissant, entre autres, des mesures de concertation avec les organismes susceptibles d'exercer une surveillance adéquate (ex. les intervenants d'un CLSC) ou de faire cesser dans les faits, la situation (ex. services de police).


Qui peut porter plainte en matière d'exploitation?

  • la victime elle-même ou un groupe de victimes;
  • un organisme voué à la défense des droits et libertés ou au bien-être d'un groupe de personnes* (ex. comité des usagers);
  • une personne témoin peut dénoncer la situation à la Commission;
  • la Commission peut faire enquête de sa propre initiative.

    (* pas d'obligation légale mais une responsabilité morale)

     
Prévention : une des meilleures façons de protéger les personnes âgées contre l'exploitation

  • L'information
    la personne âgée doit savoir ce que signifie l'exploitation, comment elle se manifeste, et les recours qui lui sont offerts dans ce cas;
     
  • Le support de la communauté
    augmente de beaucoup la possibilité de se soustraire aux situations qui pourraient la rendre vulnérable à l'exploitation.
     
Plaintes traitées à la Commission en 2001, 2002 et 2003

En 2003 :
  • 155 demandes d'enquête touchant l'exploitation des personnes âgées
    sur un total de 1 995;
  • raisons de la non-ouverture d'un dossier d'enquête : règlement,
    abandon ou avis de refus;
  • 54 dossiers d'enquête ouverts d'exploitation de personnes âgées
    soit 6 % du nombre total de dossiers (906).
En 2002 :
  • 98 demandes d'enquête touchant l'exploitation des personnes âgées sur
    un total de 2 081;
  • 33 dossiers d'enquête ouverts d'exploitation de personnes âgées soit
    3,4 % du nombre total de dossiers (970)
    .

En 2001 :

  • 50 demandes d'enquête touchant l'exploitation des personnes âgées sur
    un total de 2 332;
  • 26 dossiers d'enquête ouverts d'exploitation de personnes âgées soit
    2,4 % du nombre total de dossiers (1058);

 

Cinq jugements du Tribunal des droits de la personne

Cinq causes d'exploitation de personnes âgées ont été portées devant
le Tribunal des droits de la personne et la Commission y a obtenu gain de
cause :
  • l'affaire Hamel en 2003
  • l'affaire Vallée en 2003 (* en appel)
  • l'affaire Gagné en 2002
  • l'affaire Fiset en 1998
  • l'affaire Brzozowski en 1994

Note : Un important jugement touchant l'exploitation de personnes handicapées (l'affaire Coutu) fut rendu en 1995.




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