 |
 |
La Charte prévoit qu'une personne
âgée ou handicapée peut avoir besoin de protection
contre l'exploitation, si elle est vulnérable sur le plan
psychologique, social, économique, culturel, ou si elle dépend
d'autrui pour assurer ses besoins de base.
Au sens de la Charte, exploiter une personne âgée ou
handicapée, c'est profiter de son état de vulnérabilité
ou de dépendance pour la priver de ses droits, par exemple,
en lui soutirant de l'argent, en lui infligeant de mauvais traitements
ou encore en la privant de soins nécessaires à sa
santé, à sa sécurité ou à son
bien-être.
Que faire en cas d'exploitation ?
Si elle croit être victime d'exploitation, une personne âgée
ou handicapée peut demander l'aide de la Commission et peut
porter plainte.
Il en va de même pour un groupe de personnes dans la même
situation.
Mais il se peut qu'une personne (ou un groupe de personnes) victime
d'exploitation ne soit pas capable d'entreprendre elle-même
des démarches, à cause de sa vulnérabilité
ou de son état de dépendance, par insécurité
ou par crainte de représailles. Dans un tel cas :
- un organisme voué
à la défense des droits et libertés ou au
bien-être d'un groupe de personnes peut porter plainte auprès
de la Commission. La Commission pourra faire enquête
sur la situation, même sans le consentement de la victime
si ce consentement est impossible à obtenir;
- toute personne qui est témoin
d'une telle situation (membre de la famille, ami, voisin, bénévole
ou autre) peut la dénoncer auprès de la Commission;
- la Commission peut également
faire enquête de sa propre initiative, lorsqu'elle
est informée de l'existence possible d'une situation d'exploitation.
|