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La protection de la jeunesse

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Les Québécois et Québécoises reconnaissent la légitimité d’une intervention publique en matière de protection de la jeunesse, selon le sondage.

Voici les principaux constats d’un sondage réalisé entre avril et juin 2015 auprès de 1 501 répondants. La conception du sondage et l’analyse des données ont été effectués par Pierre Noreau et son équipe du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal en collaboration avec un comité scientifique formé de chercheurs de quatre universités québécoises. 
 

Dans le cadre du sondage, on a tenté de saisir comment les droits de l’enfant et les principes qui orientent les interventions en matière de droits de la jeunesse sont perçus au sein de la population. 97 % considèrent tout à fait acceptable ou plutôt acceptable que le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) intervienne en faveur des enfants vivant dans une famille en difficulté. La reconnaissance du caractère acceptable de cette intervention augmente avec le niveau de scolarité des répondants.

Acceptabilité de l’intervention du DPJ
Dans une société comme la nôtre, considérez-vous tout à fait acceptable, plutôt acceptable, plutôt inacceptable ou tout à fait inacceptable que le DPJ intervienne en faveur des enfants dans les familles en difficulté ? %
Tout à fait acceptable 71,7
Plutôt acceptable 25,0
Plutôt inacceptable 2,5
Tout à fait inacceptable 0,8
 

Contrairement aux dispositions de l’article 4 de la Loi sur la protection de la jeunesse qui favorise, dans la mesure du possible, le maintien des enfants dans leur milieu familial, près du trois quarts des répondants (72 %) considèrent que les enfants subissant de mauvais traitements de la part de leurs parents devraient au contraire être retirés du milieu familial. Les répondants nés à l’étranger sont en proportion moins nombreux à favoriser cette alternative (62 %).

Le soutien à l’idée de maintenir des enfants auprès de leurs parents même en situation de mauvais traitement passe de 21 % à 34 % en fonction du niveau de scolarité des répondants. Les répondants plus scolarisés étant plus positivement disposés à l’égard de cette alternative que les répondants ayant un niveau de scolarité moins élevé.

S’ils étaient témoins d’une situation mettant en cause un enfant maltraité par ses parents, la moitié des répondants envisageraient de faire appel à une autorité, alors qu’en proportions décroissantes, d’autres envisageraient plutôt de discuter avec la famille (33 %) ou d’en parler à des amis de la famille (16 %). Seulement 1 % des répondants affirment qu’ils attendraient que les choses s’arrangent d’elles-mêmes. L’âge, la scolarité et le revenu des répondants n’influencent pas leur opinion sur cette question.

Article 4 de la Loi sur la protection de la jeunesse

Toute décision prise en vertu de la présente loi doit tendre à maintenir l'enfant dans son milieu familial.

Lorsque, dans l'intérêt de l'enfant, un tel maintien dans son milieu familial n'est pas possible, la décision doit tendre à lui assurer, dans la mesure du possible auprès des personnes qui lui sont les plus significatives, notamment les grands-parents et les autres membres de la famille élargie, la continuité des soins et la stabilité des liens et des conditions de vie appropriées à ses besoins et à son âge et se rapprochant le plus d'un milieu familial. 

De plus, l'implication des parents doit toujours être favorisée dans la perspective de les amener et de les aider à exercer leurs responsabilités parentales.

Lorsque, dans l'intérêt de l'enfant, le retour dans son milieu familial n'est pas possible, la décision doit tendre à lui assurer la continuité des soins et la stabilité des liens et des conditions de vie appropriées à ses besoins et à son âge de façon permanente.

 
Acceptation d’une intervention sociale en contexte de difficulté familiale
À votre avis, lorsque des enfants subissent de mauvais traitements de leurs parents quelle serait la meilleure solution ? %
Favoriser le maintien des enfants auprès de leurs parents 26,9
Envisager de retirer les enfants de leurs parents 73,1
 

La propension des répondants à envisager un signalement est directement associée à leur opinion concernant le caractère acceptable ou non d’une intervention du DPJ en contexte familial. On constate que moins les répondants considèrent l’intervention du DPJ comme « acceptable », moins ils reconnaissent être disposés à signaler à une autorité les situations où un enfant est maltraité.

Priorité accordée aux droits des enfants

Une des questions du sondage cherchait à savoir s’il faut prioriser les droits de l’enfant ou des parents dans le cas où ceux des enfants se trouvent en opposition avec ceux d’un parent. 82 % des répondants considèrent qu’il faut prioriser les droits des enfants par rapport à ceux des parents. Cette proportion est plus élevée chez les répondants plus scolarisés (86 %) que chez les répondants les moins scolarisés (62 %). Cette tendance suit également la courbe des revenus.

Responsabilité de l’éducation des enfants en matière des droits

Les parents sont considérés comme les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants en matière de respect des droits (95 %), avant les professeurs (41 %), les autres membres de la famille (29 %), les responsables des activités de loisirs (24 %) et les autorités religieuses (16 %).

Plus les répondants sont scolarisés, plus ils tendent à élargir le profil des intervenants susceptibles de contribuer à cette éducation. De façon moins tranchée, l’âge explique certaines variations de l’opinion. Les personnes plus âgées tendent ainsi à confier prioritairement la responsabilité de l’éducation en matière de droits aux parents et sont plus réticentes à envisager de la confier aux autres membres de la famille. Ainsi, si 24 % des répondants de plus de 65 ans confiaient cette responsabilité à d’autres membres de la famille que les parents immédiats, cette proportion est de 34 % chez les répondants de moins de 25 ans.

Responsabilités à l’égard de l’éducation au respect des droits (%)  
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Sondage Droits de la personne et diversité

Ce sondage porte sur la perception qu’ont les Québécois et Québécoises de la Charte des droits et libertés de la personne, du droit à l’égalité et de la discrimination.

Consultez les fiches :

Consultez le rapport du sondage Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre.

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Saviez-vous qu'en vertu de son mandat, la Commission assure, par toutes les mesures appropriées, la promotion et le respect des droits reconnus à l’enfant et à l’adolescent par la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) Cet hyperlien vous mène vers un site externe dans une nouvelle fenêtre. et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) ?

La Commission peut intervenir, entre autres, dans le cadre d’un signalement ou d’une prise en charge par le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ). 

Elle intervient de sa propre initiative ou à la suite d’une demande d’intervention lorsqu’elle a raison de croire que les droits des enfants ont été lésés.​​​​

En savoir plus​​​ :